Riad Salameh a assuré aujourd'hui que la Banque centrale libanaise est attachée à l'application des règles internationales en matière de transparence bancaire.
Le secteur bancaire libanais se soumettra aux sanctions internationales prises contre la Syrie, a affirmé mardi le gouverneur de la Banque centrale libanaise, Riad Salameh.
"Les banques libanaises, à la fois au Liban et à l'étranger, n'entreprendront aucune action, en particulier concernant la Syrie, qui risquerait de poser problème à leurs partenaires bancaires ou de les mettre dans la position de violer des lois dans leur propre pays", a déclaré M. Salameh.
Il a souligné que la Banque centrale libanaise était attachée à l'application des règles internationales en matière de transparence bancaire, lors d'une conférence organisée à Beyrouth par la Société financière internationale. "La banque centrale enquêtera sérieusement sur toutes les plaintes (concernant des violations) et n'hésitera pas à prendre les mesures nécessaires", a-t-il averti.
La communauté internationale presse le Liban d'appliquer les sanctions internationales prises à l'encontre de son voisin syrien, qui incluent le gel des avoirs gouvernementaux, et la suspension de la coopération avec la Banque centrale syrienne et d'autres banques. Le gouvernement libanais, dominé par le Hezbollah, n'a pas pris de position ferme sur la Syrie, afin d'éviter selon des analystes un vengeance du régime ou une contagion des violences.
M. Salameh a affirmé par le passé que Damas n'avait pas de fonds déposés à la Banque centrale libanaise et des responsables du secteur ont assuré avoir adopté des mesures strictes pour s'assurer qu'ils travaillaient en conformité avec les sanctions. Parmi ces mesures, un contrôle strict des transactions effectuées par les clients syriens et de l'ouverture de compte par de nouveaux clients syriens.
Le gouverneur libanais a attribué mardi le ralentissement de l'économie libanaise aux "rumeurs" liant le secteur bancaire libanais à la Syrie, secouée par un mouvement de contestation réprimé dans le sang. "La croissance a diminué en 2011, principalement à cause (...) de rumeurs visant son secteur bancaire, en plus des révolutions et tensions dans la région", a-t-il déclaré.
Cinq banques syriennes et trois sociétés pétrolières figurent dans la liste des nouvelles sanctions adoptées lundi par l'Union européenne à l'encontre du régime syrien, aux côtés de 22 personnes, essentiellement des membres de l'appareil de sécurité. Il s'agit des banques d'Etat Industrial Bank, Popular Credit bank, Saving Bank et Agricultural Cooperative Bank, ainsi que d'une filiale de la Commercial Bank of Syria, déjà sanctionnée par l'UE, la Syrian Lebanese Commercial Bank. Toutes sont accusées de "participer au financement du régime".
En outre les sociétés pétrolières Deir ez-Zur Petroleum Company, Ebla Petroleum Company et Dijla Petroleum Company sont également listées pour le "soutien financier" qu'elles apportent au régime de Bachar al-Assad. Leurs avoirs en Europe sont gelés ainsi que ceux de 22 personnes, qui sont en outre interdites de visa. Parmi ces personnes figurent notamment 16 généraux accusés d'avoir ordonné à leurs troupes de tirer sur les manifestants, ainsi que des chefs des renseignements militaires ou des services de sécurité, pour leur responsabilité dans la détention ou la torture de prisonniers.
Il s'agit du onzième train de sanctions de ce type. Ces mesures touchent désormais près de 150 personnes et organisations liées au régime de Bachar al-Assad. L'Europe a aussi déjà imposé dans le passé un embargo sur les ventes d'armes ainsi qu'une interdiction d'importer du pétrole brut syrien et de procéder à de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier de ce pays.
Les Etats-Unis, qui ont classé le Hezbollah comme groupe terroriste, ont entamé l'an dernier des poursuites contre la Lebanese Canadian Bank, accusant l'institution de blanchir des millions de dollars provenant d'un trafic de drogue mené par un trafiquant présumé lié au mouvement armé chiite.
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Il a souligné que la Banque centrale libanaise était attachée à l'application des règles internationales en matière de transparence bancaire, lors d'une conférence organisée à Beyrouth par la Société financière internationale. "La banque centrale enquêtera sérieusement sur toutes les plaintes (concernant des violations) et n'hésitera pas à prendre les mesures...

