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À La Une - Syrie

Damas donne son accord à une prolongation de la mission arabe

La Syrie rejette désormais les "solutions arabes", affirme Mouallem.

"Tant que le gouvernement syrien ne donnera pas son accord pour prolonger la mission, les observateurs suspendront leur travail", a indiqué mardi le numéro deux de la Ligue, Ahmad Ben Helli. Khaled Desouki/AFP

Damas a donné son accord à une prolongation pour une période d'un mois de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, a annoncé mardi soir l'agence de presse officielle syrienne Sana, citant le ministère des Affaires étrangères.


"Le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem a adressé ce soir une lettre au secrétaire général de la Ligue arabe l'informant de l'accord du gouvernement syrien à sa demande de prolonger d'un mois la mission des observateurs de la Ligue, du 24 janvier au 23 février 2012", a indiqué Sana.


"Si la Syrie donne son accord, les observateurs poursuivront leur travail" en dépit de la décision des monarchies du Golfe de retirer leurs observateurs, avait déclaré auparavant le numéro deux de la Ligue, Ahmad Ben Helli, soulignant que les 55 observateurs du Golfe pouvaient être remplacés par d'autres observateurs arabes.


Les monarchies du Golfe ont décidé de retirer leurs observateurs de la mission arabe en Syrie en raison de "la poursuite de l'effusion du sang et des tueries visant des innocents".

 

Les observateurs ont été déployés le 26 décembre après l'accord donné par Damas à un protocole qui prévoit un arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait des chars des villes et la libre circulation des médias étrangers et des observateurs. Mais aucune de ces clauses n'a été respectée.


Face à la répression sanglante, la Ligue arabe a accentué la pression sur le régime Assad aujourd’hui en demandant une rencontre avec le chef de l'ONU pour obtenir son appui à son plan de sortie de crise en Syrie.

Parallèllement, les Européens ont réclamé un vote au Conseil de sécurité lundi ou mardi prochains sur un nouveau projet de résolution basé sur le plan de la Ligue arabe. Le projet de résolution, sur lequel la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne travaillent avec les pays arabes, appelle à suivre l'exemple de la Ligue en imposant des sanctions au régime syrien.

 

"C'est une nouvelle étape du complot qu'ils fomentent contre la Syrie, en l'occurrence l'internationalisation de la crise", a dit M. Mouallem, en accusant la Ligue arabe de prendre des décisions "en sachant qu'elles seront rejetées" par les autorités syriennes.

 

La Syrie refuse désormais "les solutions arabes" à la crise, a déclaré M. Mouallem, en dénonçant comme une "atteinte" à la souveraineté syrienne le plan arabe prévoyant à terme le départ du président Bachar al-Assad. "La solution doit être syrienne (...) et porter sur la mise en application du programme de réformes annoncées par le président Assad et sur l'ouverture d'un dialogue national".

Le ministre a aussi réaffirmé la détermination de son gouvernement à en finir avec "les groupes armés" accusés de semer le chaos en Syrie, le régime ne reconnaissant pas l'ampleur de la contestation qui ne faiblit pas depuis mars.

M. Mouallem a encore dit que les sanctions européennes et américaines imposées à son pays avaient provoqué une crise économique « affectant les citoyens » syriens, mais qu'elles ne feraient pas plier son pays.

 

Interrogé sur l'appui de Moscou au régime syrien, le ministre des Affaires étrangères a répondu : "Personne ne peut douter de la relation syro-russe, car elle est historique et sert les intérêts des deux peuples. La Russie n'acceptera jamais une intervention étrangère en Syrie, c'est une ligne rouge".

Une résolution condamnant la répression en Syrie, qui a fait plus de 5.400 morts depuis mars selon l'ONU, est bloquée depuis plusieurs semaines au Conseil de sécurité par Moscou, allié traditionnel de Damas, qui s'oppose fermement à toute ingérence dans le conflit.

Au cours d'un débat tenu aujourd'hui au Conseil du sécurité, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont dénoncé la fourniture d'armes par Moscou au régime syrien.

 

A New York, des membres de l'ONG Avaaz dénoncent la répression sanglante en Syrie et le soutien de Moscou à Damas.  Photo Timothy. A CLARY  /AFP

 

 

Parallèlement, le quotidien syrien al-Watan, a annoncé aujourd’hui que la commission chargée d'élaborer une nouvelle Constitution en Syrie a prévu de limiter le mandat présidentiel à deux septennats, dans le cadre des réformes promises par le régime. Le projet de Constitution sera présenté au président Assad "dans les jours à venir" avant d'être soumis à référendum, ajoute le journal proche du pouvoir.

M. Assad avait annoncé le 10 janvier que le référendum aurait lieu la première semaine de mars. Selon le texte proposé, "si l'un des candidats n'obtient pas 51% des voix, un second tour est prévu entre les deux concurrents qui auront obtenu" les meilleurs scores, ajoute-t-il. Chaque candidat doit obtenir le soutien de "15% des députés au Parlement" qui compte 250 sièges, afin de pouvoir se présenter à l'élection. Le 5 janvier, la commission avait décidé l'adoption d'un système électoral pluraliste pour la présidentielle, en abolissant le référendum présidentiel.

Le journal al-Watan ne précise pas si la nouvelle Constitution aura un effet rétroactif, le président Assad devant achever son deuxième septennat en 2014.

D'autre part, l'article 8 de l'actuelle Constitution, qui fait du parti Baas le "dirigeant de l'Etat et de la société", est remplacé dans le nouveau texte par un article stipulant le "pluralisme politique" et des "élections libres".

 

Sur le terrain, trois civils ont été tués mardi en Syrie, un à Homs et deux dans la ville de Hama (centre), cible depuis le matin d'une offensive des forces militaires syriennes, ont rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des militants sur place. "Les entrées de Hama sont bloquées depuis le matin, et les forces syriennes ont lancé un assaut depuis le nord et l'ouest" de la ville, a précisé Saleh al-Hamoui, porte-parole de la Commission générale de la Révolution syrienne (CGRS).

 

 

Lire aussi: Le secteur bancaire libanais se soumettra aux sanctions internationales contre la Syrie
Damas a donné son accord à une prolongation pour une période d'un mois de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, a annoncé mardi soir l'agence de presse officielle syrienne Sana, citant le ministère des Affaires étrangères.
"Le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem a adressé ce soir une lettre au secrétaire général de la Ligue arabe l'informant de l'accord du gouvernement syrien à sa demande de prolonger d'un mois la mission des observateurs de la Ligue, du 24 janvier au 23 février 2012", a indiqué Sana.
"Si la Syrie donne son accord, les observateurs poursuivront leur travail" en dépit de la décision des monarchies du Golfe de retirer leurs observateurs, avait déclaré auparavant le numéro deux de la Ligue, Ahmad Ben Helli, soulignant que les 55 observateurs du Golfe pouvaient être...
commentaires (6)

Oh ouiiiii, bravo Christian... Très fin!

Ali Farhat

11 h 56, le 24 janvier 2012

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Commentaires (6)

  • Oh ouiiiii, bravo Christian... Très fin!

    Ali Farhat

    11 h 56, le 24 janvier 2012

  • Si l'onu est bouclee, les arabes ouster et les russes verouillent le militaire que restera t'il aux comploteurs pour cracher leur venin ? Signer des negociations , vu que le mot est a la mode de chez nous.

    Jaber Kamel

    10 h 59, le 24 janvier 2012

  • - - Apprend leur à danser ya Mouallem à ces soi disant arabes danseurs de sabres et de serpents avec chameaux et scorpions à l'appui !! Mais de quelle ligue arabe parlent-ils ? celle qui est amputée des vrais arabes où n'y reste que des bédouins enturbannés en chemise de nuit et sandales de sacristains aux pieds ... !! Est-ce de cette ligue bédouine qu'il s'agit ..!? Ils ont bien fait de retirer leur observateurs espions , avant que la colère du peuple Syrien ne prenne le dessus et vienne à leur rencontre .

    JABBOUR André

    09 h 37, le 24 janvier 2012

  • Solutions....arabes...cherchez l'erreur!

    GEDEON Christian

    08 h 39, le 24 janvier 2012

  • Les voici les arabes golfiens à nu si j'ose dire: ils envoient une mission... elle ne Pond pas son rapport comme ils le veulent... il font quoi, ils votent pour la continuité de la mission et retirent leurs envoyés!! Ca, c'est de la logique et de la suite dans les idées... il faut en prendre de la graine... c'est pour cela qu'on les aime tant! Les moins jeunes d'entre nous se rappellerons que lors d'un match des mondiales de foot passées, un cheikh avait demandé à tous les joueurs de l'équipe de son pays de quitter le terrain parce qu'il estimait que l'arbitre avait mal évalué une erreur sur un de ses joueurs. Je ne vous raconterai pas ici cher lecteurs ce qu'un ex collègue, qui dans sa prime jeunesse sur ces messieurs était chauffeur d'un hôtel de luxe en suisse m'a raconté pour ne pas ôter l'appétit!

    Ali Farhat

    07 h 56, le 24 janvier 2012

  • Mieux vaut tôt que tard pour les pays du Golfe de se retirer de cette mission pour ne plus assister en faux témoins à ce massacre arabe . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 21, le 24 janvier 2012

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