Un gréviste, lundi 28 mai 2012, devant le siège de l'Electricité du Liban, à Beyrouth. Photo Marwan Assaf.
Les journaliers de l’Électricité du Liban (EDL) poursuivaient, mardi, leur mouvement de protestation au siège de la compagnie à Mar Mikhaël (Beyrouth). Aujourd’hui, le mouvement a pris la forme d’un sit-in, suivi par quelque 200 journaliers, dans la grande salle de la compagnie.
Alors que les forces de l’ordre étaient massivement déployées ce matin, leurs effectifs ont été peu à peu réduits. Interrogé par L’Orient-Le Jour, Mohammed Fayad, qui s’est présenté comme le président du comité de suivi de la crise et s’exprimait au nom des journaliers en grève, a indiqué que le sit-in allait se poursuivre tant que les demandes des grévistes ne seraient pas entendues. Les journaliers, qui seraient au nombre de 2.000, demandent notamment à être fixés dans l'encadrement du personnel. Ils réclament notamment que les députés avalisent le projet de loi préparé par la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice.
La commission parlementaire de l’Administration et de la Justice a approuvé le cadrage du plus grand nombre des contractuels grâce à un concours restrictif et technique. Selon des sources parlementaires citées par l’agence al-Markaziya, "ce concours sera de pure forme, puisqu’il y a une grande vacance dans le cadre de l’EDL qui pourra assimiler ceux qui réussissent". Également selon ces sources, le gouvernement ne "laissera pas tomber les autres qui ont échoué, soit parce qu’ils sont âgés, soit parce que leur registre ne permet pas de les assimiler". "Ils seront repris par les sociétés privées", ont assuré les sources.
Les grévistes demandent toutefois que tous les contractuels soient cadrés.
Certains journaliers, a poursuivi M. Fayad, travaillent sur le terrain depuis 10 à 20 ans sans être cadrés. Selon lui, le ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, refuse de rencontrer les grévistes qui, en revanche, ont des contacts avec toutes les parties politiques, y compris avec le Courant patriotique libre auquel appartient M. Bassil. Hier, des sources du ministère de l’Énergie ont démenti les rumeurs selon lesquelles M. Bassil refuserait de recevoir une délégation des grévistes.
M. Bassil, a pour sa part, déclaré aujourd'hui à lorientlejour.com que cette affaire relève d'une loi qui doit être discutée par le Parlement et le gouvernement.
Les journaliers ne sont pas opposés au passage d’un concours de pré-cadrage, a précisé le président du comité de suivi de la crise, mais ils souhaitent que ce concours teste des connaissances pratiques, de terrain, et non théoriques.
Alors que plus tôt, un employé protestataire, Bilal Bajouk, avait indiqué à la LBC que les grévistes avaient appelé les employés de l'EDL à quitter l'établissement menaçant d'en interdire l'accès et la sortie, M. Fayad a formellement démenti une telle exigence.
Il a néanmoins souligné que, de facto, les employés de l’EDL ne peuvent travailler sans les journaliers qui, eux, sont sur le terrain et à ce titre "représentent la colonne vertébrale de la compagnie".
Sur le terrain, l’ambiance était calme, alors qu’hier les grévistes avaient coupé une route d’accès à Beyrouth et avaient brûlé des pneus et des bennes à ordures. M. Fayad a fait état de quelques provocations, ce matin, mais qui ont rapidement pris fin. En fin de matinée, les effectifs de FSI étaient d’ailleurs progressivement réduits.
M. Fayad a néanmoins averti que les journaliers étaient déterminés, et prêts à poursuivre leur sit-in jour et nuit pour que leurs demandes soient acceptées.
Le sit-in dans la grande salle de l'EDL a été levé vers 13h. Il s'est néanmoins poursuivi sous des tentes installées dans la cour du bâtiment.
Alors que les forces de l’ordre étaient massivement déployées ce matin, leurs effectifs ont été peu à peu réduits. Interrogé par L’Orient-Le Jour, Mohammed Fayad, qui s’est présenté comme le président du comité de suivi de la crise et s’exprimait au nom des journaliers en grève, a indiqué que le sit-in allait se poursuivre tant que les demandes des grévistes ne seraient pas entendues. Les journaliers, qui seraient au nombre de 2.000, demandent notamment à être fixés dans l'encadrement du personnel. Ils réclament notamment...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine