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Liban

Joumblatt : La proportionnelle favoriserait une résurgence de la tutelle syrienne

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a réaffirmé son opposition à l’organisation des prochaines législatives sur base de la proportionnelle, en exposant les risques de ce mode de scrutin au Liban.
Hostile à ce mode de scrutin, Walid Joumblatt a axé son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe de son parti, sur ce thème. D’emblée, il s’est interrogé sur « les motifs réels de l’insistance à organiser les prochaines élections parlementaires sur base de ce système ». « Nous avions été les premiers à réclamer en vain son application depuis trois décennies, avant même que naissent les nombreuses forces politiques actuelles, devenues expertes en matière de surenchères et de slogans pompeux », a-t-il déploré, en précisant qu’à l’époque, l’application de la proportionnelle « avait été avancée dans le cadre d’une série de propositions susceptibles de former un programme complet de réformes structurelles politiques ».
« En revanche, a poursuivi M. Joumblatt, on n’assiste aujourd’hui qu’à des surenchères visant en définitive à exclure l’autre et non pas à réaliser des réformes politiques. » Selon lui, ce mode de scrutin aurait pu être applicable si la démocratie libanaise était semblable à celle de la Suède, de la Suisse ou du Danemark. « Mais certains ont tendance à oublier les divisions et la tension profondes dans le pays, ainsi que les divorces politiques qui empêchent tous le recours à ce système, susceptible d’accentuer les clivages internes », a-t-il relevé.
« Est-il donc si difficile de supporter les courants centristes qui cherchent à éviter un glissement vers la discorde ?
N’est-ce pas ce courant qui a confirmé les constantes nationales et notamment la protection des armes de la Résistance en attendant une entente interne autour d’une stratégie nationale de défense ?
N’a-t-il pas fait partie de l’unanimité nationale autour du Tribunal spécial pour le Liban durant la conférence nationale de dialogue en 2006 ? »
s’est-il interrogé en jugeant « préférable que certaines forces de l’absurde au sein de la majorité et d’autres forces de l’opposition fassent preuve de modestie pour qu’il soit possible de régler calmement les problèmes qui se sont exacerbés, au lieu de se lancer dans des surenchères quotidiennes qui n’ont même pas épargné le président à qui il est reproché d’avoir été élu sur une base consensuelle ».
Après avoir jugé nécessaire d’assurer au président et au pays un climat « propice à l’action », le chef du PSP s’est interrogé sur le point de savoir si les attaques lancées contre Michel Sleiman sont motivées par son opposition à l’extradition d’opposants ou de militants syriens qui risquaient la peine capitale chez eux ou par une volonté de l’empêcher de donner son point de vue au sujet des nominations administratives et judiciaires.
M. Joumblatt s’est ensuite interrogé sur « le bien-fondé des informations selon lesquelles l’ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, aurait fait part d’une série de menaces à un dirigeant libanais, dans une tentative de ressusciter l’ère des ordres donnés ». « La proportionnelle, a-t-il enchaîné, risque d’ailleurs de favoriser une résurgence de la tutelle qu’un mandat présidentiel révolu avait représentée et qui avait été marquée par de nombreux assassinats politiques et par des tentatives de liquidation de plusieurs figures nationales, de journalistes, d’intellectuels et d’écrivains. » Dans le même ordre d’idées, il a demandé à savoir si une des finalités de la proportionnelle est de mettre en place un Parlement « qui élira un président en dehors du cadre de l’entente, afin de rétablir cette tutelle ». « Un retour à l’époque de Anjar est impossible, a asséné le chef du PSP, et toute tentative de s’y diriger subrepticement à travers une loi électorale ou autre sera rejetée par les Libanais, surtout à une époque où les peuples arabes se soulèvent pour se débarrasser des systèmes oppressifs et des dictatures. »
M. Joumblatt a assuré que celles-ci ne durent jamais longtemps. « Les États et les partis qui les soutiennent le regretteront tôt ou tard parce qu’ils vont à contre-courant du cours de l’histoire. La révolution syrienne va vaincre », a-t-il conclu.
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a réaffirmé son opposition à l’organisation des prochaines législatives sur base de la proportionnelle, en exposant les risques de ce mode de scrutin au Liban.Hostile à ce mode de scrutin, Walid Joumblatt a axé son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe de son parti, sur ce thème. D’emblée, il s’est interrogé sur « les motifs réels de l’insistance à organiser les prochaines élections parlementaires sur base de ce système ». « Nous avions été les premiers à réclamer en vain son application depuis trois décennies, avant même que naissent les nombreuses forces politiques actuelles, devenues expertes en matière de surenchères et de slogans pompeux », a-t-il déploré, en précisant qu’à l’époque, l’application de la...
commentaires (5)

Prière lire : byitchammasou mni7 ou byi2wa nabaton. Merci.

SAKR LEBNAN

12 h 52, le 02 mai 2012

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Commentaires (5)

  • Prière lire : byitchammasou mni7 ou byi2wa nabaton. Merci.

    SAKR LEBNAN

    12 h 52, le 02 mai 2012

  • Quand les Caméléons bwitchammasou mni7, 3al atlantique wil pacifique, bwi2wa nabaton. Waylou yialli biddik fiyone !

    SAKR LEBNAN

    08 h 23, le 02 mai 2012

  • "Caméléon-Chébbéék" craque, et n’accepte plus que ses révoltes n’aboutissent qu’à plus de servitudes. Et a enfin honte de ses justifications à deux Piastres qu’il osait présenter ! Certes, il s’indigne. Mais il devra plutôt Re-s’insurger. Que, grâce aux Sains Syriens, avec son "p’tit tarboûch et son p’tit chérwéél" rétro-ancien moudéél de Chwaïféét, il entamerait bien une seconde Cédraie, mais cette fois Centrée. Pas à ses "propres" frais ; non mais ! Il avait la vérité pour lui et il perdit !, s’écrie cet "ex-vertueux" perdant d’avance, et l’on devine la consternation d’un "Misanthrope", Fils Connu et Reconnu de ces terrasses crevassées, devant un destin si déraisonnable ! Mais, que faire, si ces "Sains" ont faillis malgré toutes ses envies ? Il a été victime, ya harâm, de cette incitation à se révolter au delà du raisonnable Montagnard, mahéék ; puisqu’on l’incita à céder à la tentation de cette Cédraie qui n’est qu’une des plaies de "cette fertile contrée baassdiot-Persée". Certes, on lui chuchotait que La Cédraie, on ne devait pas la lâcher, et qu’il s’agit d’avoir des capacités, avant les autres à sa place : engager ! Mais, Mal äamal ?, on l’exhortait à la faire cette "sacrée" Cédraie, et à resserrer le garrot autour de ces soi-disant "prêts à résister" Re-alliés impossibles à digérer. Ya hassérté, c’est à pleurer : "son Miséréré Campagardisé" !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 48, le 02 mai 2012

  • - - Quel culot de parler de la tutelle Syrienne !! N'importe quoi pour fuir la proportionnelle qui est une mort politique certaine pour lui parce qu'elle ressortirait son vrai poids et volume politique comme ceux de son ami et éternel associé fuyard , tout deux artificiellement gonflés politiquement et surtout en leadership ..

    JABBOUR André

    00 h 14, le 01 mai 2012

  • Être Caméléon politique n'est obligatoirement pas toujours un défaut. Walid Joumblatt parle logique ! D'ailleurs les autres mettent, sur la table, une fois la proportionnelle, une autre fois la ciconscription unique, sachant que les autres n'accepteraient ni l'une et ni l'autre, pour arriver à l'annulation des législatives, ou leur report à Dieu sait quand, et garder de la sorte le pouvoir, même comme gouvernement de " SARF A3MAL " sachant que si élections il y aurait, leur chute est certaine. A WAY TO STAY ON POWER and SERVE qui de droit !

    SAKR LEBNAN

    23 h 42, le 30 avril 2012

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