« L’expérience d’un chef d’État consensuel n’est pas encourageante pour qu’elle soit réitérée à l’avenir », a affirmé le chef de file du CPL, dans une pointe dirigée contre le chef de l’État. M. Aoun, qui s’exprimait sur les comptes Twitter et Facebook du CPL, a ainsi préconisé que le chef de l’État « soit le représentant d’un bloc parlementaire qui puisse s’imposer sur l’échiquier politique et désigner des ministres qui le représentent ».
La réponse du président ne s’est pas fait attendre. Sur son compte Facebook, M. Sleiman a répondu, sur un ton mordant : « Au moins, un président consensuel ne mendie pas le poste présidentiel. Bien au contraire, il est sollicité par tout le monde afin qu’il brigue la présidence. »
L’affaire ne s’arrêtera pas là, les ténors du CPL ayant relayé, à tour de rôle, le chef de leur bloc parlementaire.
Le député du bloc aouniste Simon Abiramia a ainsi critiqué le refus du chef de l’État de signer le décret sur les 8 900 milliards de LL (les dépenses hors budget du cabinet Mikati), soulignant que son contreseing lui aurait permis l’exercice de ses prérogatives telles que prévues par la Constitution. Selon lui, l’abstention de M. Sleiman n’a aucune explication légale ou constitutionnelle, puisqu’elle est purement à connotation politique.
« En refusant de signer, M. Sleiman a cherché à ne pas indisposer l’opposition, choisissant plutôt de mécontenter la majorité », a indiqué le député qui a relevé à ce propos que le « prétexte » avancé par le président, qui a affirmé craindre un éventuel recours en invalidation du décret signé, « n’est pas un motif convaincant ». Selon lui. M. Sleiman n’a avancé jusque-là aucune justification constitutionnelle.
Relayant le chef de son bloc parlementaire, M. Abiramia s’est demandé : « Est-il incontournable d’avoir un président de la République consensuel alors que les positions de Premier ministre et de président de la Chambre supposent que leurs détenteurs soient issus d’un parti ou d’une mouvance politique ? » Le député a affirmé qu’il préfère voir « un leader historique tel que Michel Aoun à la tête de la présidence plutôt que quelqu’un qui a les mains liées à l’ombre des tiraillements actuels ».
Prenant la relève, le député du même bloc, Nabil Nicolas, a estimé que si le président Sleiman n’est pas « un mendiant ». « Qu’il signe donc le décret des 8 900 milliards de LL », a-t-il souligné. Et de se demander comment une telle attitude (la signature du décret sur les 8 900 milliards) peut être illégale, « comme le prétendent certains puisque l’article 58 de la Constitution prévoit clairement une telle mesure ».
« Ce qui se produit aujourd’hui est une dénaturation du rôle du chef de l’État », a lancé à son tour le député Alain Aoun qui a estimé qu’un président consensuel est un « président paralysé à l’instar du président actuel ». D’après lui, M. Sleiman a été soumis au chantage politique exercé par le camp de l’opposition dans l’affaire des 8 900 milliards de LL.
Revenant sur la polémique du président consensuel et en réplique à la réponse de M. Sleiman, Alain Aoun a tenu à rappeler « comment l’élection de M. Sleiman a eu lieu et dans quel contexte un chef d’État consensuel est né ». « On ne l’a pas sollicité (comme il dit), mais c’est lui qui a fait les démarches pour parvenir à la présidence », a lancé le jeune député. Et d’ajouter : « Nous aurions préféré qu’il n’ait pas eu recours au mot “mendier”. »
Évoquant par ailleurs l’affaire des 11 milliards de dollars dépensés hors budget par les gouvernements précédents, M. Aoun a affirmé qu’il y a eu durant cette période des dons faits au Liban et qui ont disparu. « Que la reddition des comptes s’applique à tous, sans distinction (...). Après cela, nous tournerons la page », a-t-il dit, soulignant que personne ne peut être exempté en cas de recel de l’argent public.
À son tour, le député Ibrahim Kanaan a indiqué que le président consensuel « ne peut pas gouverner » puisqu’il est « incapable d’exercer ses prérogatives ». Pour le député du même bloc, Farid el-Khazen, qui reprend la thèse développée par Michel Aoun, il existe des lacunes dans la structure du pouvoir et au niveau du rôle du chef de l’État en tant qu’arbitre.
Réagissant à la campagne orchestrée par le bloc aouniste, le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, proche du président de la République, a estimé que les attaques dirigées contre M. Sleiman signifient que la bataille pour la présidentielle a commencé. Le ministre a affirmé craindre que l’objectif réel ne soit un éventuel changement du régime. Et de noter que la campagne visant M. Sleiman affaiblit la première magistrature tout comme elle affaiblit les chrétiens.
Enfin, et afin de trancher le débat politique sur la position du chef de l’État, l’ancien député Salah Honein a affirmé que constitutionnellement parlant, « le président peut signer tout comme il peut s’abstenir de le faire ».
Par ailleurs, et toujours au sujet de la polémique sur la question des dépenses hors budget et des accusations mutuelles de corruption et de dilapidation de fonds publics, les députés (du Hezbollah), Ali Fayad, (du CPL) Ibrahim Kanaan, (d’Amal) Yassine Jaber ont présenté hier une proposition de loi sollicitant la constitution d’une commission d’enquête parlementaire qui serait chargée d’investiguer sur « les irrégularités dans les dépenses publiques depuis le début de l’année 1993 jusqu’à la fin de l’année 2011 ».
Le député du courant du Futur, Mohammad Hajjar, a réagi à la proposition dans un entretien accordé à la chaîne du Futur. « Nous voulons une commission d’enquête avec de larges prérogatives à condition qu’elle mène ses enquêtes à partir de l’année 1988 », a-t-il déclaré. « Nous voulons que les Libanais sachent qui sont véritablement les responsables des détournements de fonds publics », a-t-il dit.
La réponse du président ne s’est pas fait attendre. Sur son compte Facebook, M. Sleiman a répondu, sur un ton mordant : « Au moins, un président consensuel ne mendie pas le poste présidentiel. Bien au contraire, il est sollicité par tout le monde afin qu’il brigue la présidence. »
L’affaire ne s’arrêtera pas là, les ténors du CPL...


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"Cuicumque capella pullamen bonum olet ! À chacun sa chèvre ou son poulain sent bon !". Péniblement hissés sur leurs Tablées ou "Tabbliéées", kifkif, certains "Martiens, mélanges du Genre Malsain" à Petits bras, "Grosses" mains et Petites voix "crissant", qu’on dirait des populations lointaines d’outre-"papouasie", avec "des Grimaces" étranges et postures "R i d i c u l e s" à Un demi ; (c’est quoi leur Devise déjà ?) ; Ah, oui : donc PNGK et ne demandez pas svp c’est quoi la profonde signification et donc traduction, mais bon ; juste parce que c’est vous ; c’est, "papouan new guinean kina", jauni mais "Persé !?" ; se mettent donc : les "Grimpions à gratouilles" ambulantes à l'Aise circulantes, "Grossiers" ; à débiter leur Vanité, ne "Débitant" plus que pour spécifiquement et essentiellement déblatérer ! Un Genre "sangsues à ventouses"…. et, après avoir "Tant frotté" ; commencent déjà à "lâcher" ; avant de derechef, incessamment ; "lyncher ; Lez-ébaubis" Puinés ! "Vanitas vanitatum ! Omnia vanitas ! Vanité des vanités ! Tout Est vanité !".
07 h 40, le 30 avril 2012