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Liban - Polémique

La guerre Aoun-Sleiman se poursuit par réseaux sociaux interposés

La guerre à peine larvée entre le chef du CPL et le président de la République autour notamment du décret relatif aux 8 900 milliards de LL se poursuit, cette fois-ci par le biais des réseaux sociaux auxquels vient de se convertir Michel Aoun.

« L’expérience d’un chef d’État consensuel n’est pas encourageante pour qu’elle soit réitérée à l’avenir », a affirmé le chef de file du CPL, dans une pointe dirigée contre le chef de l’État. M. Aoun, qui s’exprimait sur les comptes Twitter et Facebook du CPL, a ainsi préconisé que le chef de l’État « soit le représentant d’un bloc parlementaire qui puisse s’imposer sur l’échiquier politique et désigner des ministres qui le représentent ».


La réponse du président ne s’est pas fait attendre. Sur son compte Facebook, M. Sleiman a répondu, sur un ton mordant : « Au moins, un président consensuel ne mendie pas le poste présidentiel. Bien au contraire, il est sollicité par tout le monde afin qu’il brigue la présidence. »


L’affaire ne s’arrêtera pas là, les ténors du CPL ayant relayé, à tour de rôle, le chef de leur bloc parlementaire.
Le député du bloc aouniste Simon Abiramia a ainsi critiqué le refus du chef de l’État de signer le décret sur les 8 900 milliards de LL (les dépenses hors budget du cabinet Mikati), soulignant que son contreseing lui aurait permis l’exercice de ses prérogatives telles que prévues par la Constitution. Selon lui, l’abstention de M. Sleiman n’a aucune explication légale ou constitutionnelle, puisqu’elle est purement à connotation politique.


« En refusant de signer, M. Sleiman a cherché à ne pas indisposer l’opposition, choisissant plutôt de mécontenter la majorité », a indiqué le député qui a relevé à ce propos que le « prétexte » avancé par le président, qui a affirmé craindre un éventuel recours en invalidation du décret signé, « n’est pas un motif convaincant ». Selon lui. M. Sleiman n’a avancé jusque-là aucune justification constitutionnelle.


Relayant le chef de son bloc parlementaire, M. Abiramia s’est demandé : « Est-il incontournable d’avoir un président de la République consensuel alors que les positions de Premier ministre et de président de la Chambre supposent que leurs détenteurs soient issus d’un parti ou d’une mouvance politique ? » Le député a affirmé qu’il préfère voir « un leader historique tel que Michel Aoun à la tête de la présidence plutôt que quelqu’un qui a les mains liées à l’ombre des tiraillements actuels ».


Prenant la relève, le député du même bloc, Nabil Nicolas, a estimé que si le président Sleiman n’est pas « un mendiant ». « Qu’il signe donc le décret des 8 900 milliards de LL », a-t-il souligné. Et de se demander comment une telle attitude (la signature du décret sur les 8 900 milliards) peut être illégale, « comme le prétendent certains puisque l’article 58 de la Constitution prévoit clairement une telle mesure ».
« Ce qui se produit aujourd’hui est une dénaturation du rôle du chef de l’État », a lancé à son tour le député Alain Aoun qui a estimé qu’un président consensuel est un « président paralysé à l’instar du président actuel ». D’après lui, M. Sleiman a été soumis au chantage politique exercé par le camp de l’opposition dans l’affaire des 8 900 milliards de LL.
Revenant sur la polémique du président consensuel et en réplique à la réponse de M. Sleiman, Alain Aoun a tenu à rappeler « comment l’élection de M. Sleiman a eu lieu et dans quel contexte un chef d’État consensuel est né ». « On ne l’a pas sollicité (comme il dit), mais c’est lui qui a fait les démarches pour parvenir à la présidence », a lancé le jeune député. Et d’ajouter : « Nous aurions préféré qu’il n’ait pas eu recours au mot “mendier”. »


Évoquant par ailleurs l’affaire des 11 milliards de dollars dépensés hors budget par les gouvernements précédents, M. Aoun a affirmé qu’il y a eu durant cette période des dons faits au Liban et qui ont disparu. « Que la reddition des comptes s’applique à tous, sans distinction (...). Après cela, nous tournerons la page », a-t-il dit, soulignant que personne ne peut être exempté en cas de recel de l’argent public.


À son tour, le député Ibrahim Kanaan a indiqué que le président consensuel « ne peut pas gouverner » puisqu’il est « incapable d’exercer ses prérogatives ». Pour le député du même bloc, Farid el-Khazen, qui reprend la thèse développée par Michel Aoun, il existe des lacunes dans la structure du pouvoir et au niveau du rôle du chef de l’État en tant qu’arbitre.


Réagissant à la campagne orchestrée par le bloc aouniste, le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, proche du président de la République, a estimé que les attaques dirigées contre M. Sleiman signifient que la bataille pour la présidentielle a commencé. Le ministre a affirmé craindre que l’objectif réel ne soit un éventuel changement du régime. Et de noter que la campagne visant M. Sleiman affaiblit la première magistrature tout comme elle affaiblit les chrétiens.
Enfin, et afin de trancher le débat politique sur la position du chef de l’État, l’ancien député Salah Honein a affirmé que constitutionnellement parlant, « le président peut signer tout comme il peut s’abstenir de le faire ».


Par ailleurs, et toujours au sujet de la polémique sur la question des dépenses hors budget et des accusations mutuelles de corruption et de dilapidation de fonds publics, les députés (du Hezbollah), Ali Fayad, (du CPL) Ibrahim Kanaan, (d’Amal) Yassine Jaber ont présenté hier une proposition de loi sollicitant la constitution d’une commission d’enquête parlementaire qui serait chargée d’investiguer sur « les irrégularités dans les dépenses publiques depuis le début de l’année 1993 jusqu’à la fin de l’année 2011 ».


Le député du courant du Futur, Mohammad Hajjar, a réagi à la proposition dans un entretien accordé à la chaîne du Futur. « Nous voulons une commission d’enquête avec de larges prérogatives à condition qu’elle mène ses enquêtes à partir de l’année 1988 », a-t-il déclaré. « Nous voulons que les Libanais sachent qui sont véritablement les responsables des détournements de fonds publics », a-t-il dit.

« L’expérience d’un chef d’État consensuel n’est pas encourageante pour qu’elle soit réitérée à l’avenir », a affirmé le chef de file du CPL, dans une pointe dirigée contre le chef de l’État. M. Aoun, qui s’exprimait sur les comptes Twitter et Facebook du CPL, a ainsi préconisé que le chef de l’État « soit le représentant d’un bloc parlementaire qui puisse s’imposer sur l’échiquier politique et désigner des ministres qui le représentent ».
La réponse du président ne s’est pas fait attendre. Sur son compte Facebook, M. Sleiman a répondu, sur un ton mordant : « Au moins, un président consensuel ne mendie pas le poste présidentiel. Bien au contraire, il est sollicité par tout le monde afin qu’il brigue la présidence. »
L’affaire ne s’arrêtera pas là, les ténors du CPL...
commentaires (8)

"Cuicumque capella pullamen bonum olet ! À chacun sa chèvre ou son poulain sent bon !". Péniblement hissés sur leurs Tablées ou "Tabbliéées", kifkif, certains "Martiens, mélanges du Genre Malsain" à Petits bras, "Grosses" mains et Petites voix "crissant", qu’on dirait des populations lointaines d’outre-"papouasie", avec "des Grimaces" étranges et postures "R i d i c u l e s" à Un demi ; (c’est quoi leur Devise déjà ?) ; Ah, oui : donc PNGK et ne demandez pas svp c’est quoi la profonde signification et donc traduction, mais bon ; juste parce que c’est vous ; c’est, "papouan new guinean kina", jauni mais "Persé !?" ; se mettent donc : les "Grimpions à gratouilles" ambulantes à l'Aise circulantes, "Grossiers" ; à débiter leur Vanité, ne "Débitant" plus que pour spécifiquement et essentiellement déblatérer ! Un Genre "sangsues à ventouses"…. et, après avoir "Tant frotté" ; commencent déjà à "lâcher" ; avant de derechef, incessamment ; "lyncher ; Lez-ébaubis" Puinés ! "Vanitas vanitatum ! Omnia vanitas ! Vanité des vanités ! Tout Est vanité !".

Antoine-Serge KARAMAOUN

07 h 40, le 30 avril 2012

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Commentaires (8)

  • "Cuicumque capella pullamen bonum olet ! À chacun sa chèvre ou son poulain sent bon !". Péniblement hissés sur leurs Tablées ou "Tabbliéées", kifkif, certains "Martiens, mélanges du Genre Malsain" à Petits bras, "Grosses" mains et Petites voix "crissant", qu’on dirait des populations lointaines d’outre-"papouasie", avec "des Grimaces" étranges et postures "R i d i c u l e s" à Un demi ; (c’est quoi leur Devise déjà ?) ; Ah, oui : donc PNGK et ne demandez pas svp c’est quoi la profonde signification et donc traduction, mais bon ; juste parce que c’est vous ; c’est, "papouan new guinean kina", jauni mais "Persé !?" ; se mettent donc : les "Grimpions à gratouilles" ambulantes à l'Aise circulantes, "Grossiers" ; à débiter leur Vanité, ne "Débitant" plus que pour spécifiquement et essentiellement déblatérer ! Un Genre "sangsues à ventouses"…. et, après avoir "Tant frotté" ; commencent déjà à "lâcher" ; avant de derechef, incessamment ; "lyncher ; Lez-ébaubis" Puinés ! "Vanitas vanitatum ! Omnia vanitas ! Vanité des vanités ! Tout Est vanité !".

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    07 h 40, le 30 avril 2012

  • Cher Pierre, on est consensuel si on approuve toutes leurs manigances, sinon on est parti pris. C'est la logique de la mainmise !

    SAKR LEBNAN

    07 h 29, le 30 avril 2012

  • D'abord ils veulent des élections pour s’acquérir une majorité. Ils les perdent alors ils imposent la gouvernance consensuelle. Ils proposent M. Sleimane et impose un président consensuel. Il se rebiffe se comportant de manière consensuelle, ils le récusent et s'en prennent a lui. A présent ils savent très bien qu'ils vont tout perdre alors ils récusent tout ce qu'ils ont imposé. De plus mauvaise fois je n'en est pas vu! M. Abou Chakra, le Général n'a pas une seul fois donné sa contribution a la 1559. Il a rejeté toutes propositions ayant a faire avec l'ONU et seul certains membres du CPL l'ont appuyer contre ses desiderata. Seulement lorsque les carottes étaient cuites il s'en est prétendu le parrain et tente de récupéré un mérite qu'il n'a pas. Et j'en sais quelque chose!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 15, le 30 avril 2012

  • Je rentre et reprends ma réflexion. La grande obsession commence donc en 1988. Chargé uniquement d'assurer l'élection d'un nouveau président, donc une succession constitutionnelle, le général Aoun s'empare du pouvoir et trompe le public, notamment chrétien, avec mille prétextes. Treize ans de guerre de tous les côtés contre les chrétiens têtus n'avaient pas réussi à les affaiblir de manière substantielle. Sa manie de grandeur le mène à faire sa guerre folle qui les détruit de l'intérieur, brise leur résistance et les laisse tragiquement à découvert. Le résultat direct en est TAEF qui alors leur est imposé. C'est ça la vérité que l'on tente toujours de cacher par mille mythes. Le désastre final vient avec la "guerre de libération". Et au lieu de libérer le Liban, il le précipite et le laisse sous la tutelle la plus odieuse. Il faut malgré tout reconnaître qu'au bout de ses quinze d'exil, il rend au pays un service de grande valeur : sa contribution efficace à l'adoption de la 1559 par la communauté internationale, soit en fait la libération du pays de l'occupation syrienne. Les évènements se bousculent, il rentre d'exil, tout le monde, oubliant le passé, désire qu'il joue un grand rôle. Mais voilà la plus grande dérive : l'obsession pour la présidence le mène à l'alliance qui place le Liban sous la double tutelle Iran-Syrie. C'est bien là qu'on est.

    Halim Abou Chacra

    04 h 48, le 30 avril 2012

  • - - Ont commencé ..

    JABBOUR André

    03 h 42, le 30 avril 2012

  • C'est une HONTE d'attaquer toujours le Président de la République, par Jalousie et par Haine, et surtout parceque il ne veut pas passer nos caprices. Voyez comment il renforce ce Poste Chrétien comme il prétendait ! en l'attaquant et amoindrissant ses prérogatives sans cesse.

    SAKR LEBNAN

    02 h 15, le 30 avril 2012

  • - - Toutes les batailles ont commencées , que le meilleur et les meilleurs gagnent .. Dorénavant tout est permis , qu'ils ne viennent pas pleurer ou solliciter telle charte ou tel Machin pour je ne sais quoi faire ou qui cacher ! Nous allons tordre le cou aux mensonges qui cachent la vérité , toutes les vérités sur cette corruption qui a mis l'état et les Libanais a genoux depuis tAEF .. !!! Oui à un président FORT . non a un président consensuel FAIBLE et manipulable selon les vents et les nouvelles qui parviennent de l'étranger ..... RDV en 2013 .

    JABBOUR André

    00 h 35, le 30 avril 2012

  • La grande obsession. Qui va enfin écrire cette "épopée" qui balance ce pays depuis 1988 ?

    Halim Abou Chacra

    22 h 38, le 29 avril 2012

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