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Liban - Parlement

Confiance étriquée au gouvernement au terme du débat de politique générale

Étalé sur trois jours, le débat de politique générale s’est terminé par un vote de confiance, réclamé par le député Samy Gemayel. Le gouvernement Mikati a obtenu la confiance de la Chambre par 63 voix sur 128, contre 68 en 2011.
La réponse nocturne des ministres et du chef du gouvernement aux interventions des députés a donné lieu à un débat houleux, ponctué de commentaires incisifs et d’échanges interminables d’accusations. Les ministres des Finances Mohammad Safadi, de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil, de l’Éducation Hassan Diab et de l’Intérieur Marwan Charbel se sont succédé à la tribune pour répondre aux points soulevés par les parlementaires durant les six séances du débat de politique générale. Plus qu’une réponse, c’est un pamphlet que M. Bassil a lu, alternant à l’adresse de ses adversaires politiques des termes tels que « menteurs », « bêtise », « saleté » que le président de la Chambre, Nabih Berry, s’est empressé de supprimer du procès-verbal de la séance, tout en rappelant le ministre à l’ordre.
Prenant ensuite la parole, le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a donné un aperçu général de la politique suivie par son équipe, en s’attardant sur quelques points, et plus particulièrement sur le dossier syrien. M. Mikati a d’emblée annoncé que « le gouvernement accepte tout le discours politique qui a été tenu (....) et dépasse toutes les remarques qui n’étaient pas constructives, notamment les accusations et la diffamation personnelle, pour appeler à une action nationale commune, commandée par la gravité de la situation actuelle, dans le but de protéger le Liban et de lui permettre de relever tous les défis auxquels il a à faire face ».
Il a ensuite abordé la politique de « maintien à l’écart » par rapport à la crise syrienne, suivie par son gouvernement et vivement critiquée par le 14 Mars. « Il m’importe de préciser que c’est nous qui avions pris la décision d’appliquer cette politique qui s’est imposée à cause de données en rapport avec les relations libano-syriennes, les relations du Liban avec le groupe des pays arabes et, en particulier, à cause des divisions libanaises au sujet du dossier syrien », a expliqué M. Mikati avant d’ajouter : « Cette politique vise à préserver l’unité de notre peuple et à empêcher que les divisions ne se creusent ou que de nouvelles crises ne soient importées sur le sol libanais. » Il a invité les parlementaires à engager une réflexion sur ce qui serait passé, au plan interne, si l’État n’avait pas pris ses distances par rapport aux bouleversements en Syrie, tout en prenant soin de préciser que la position libanaise ne s’applique pas au dossier des réfugiés. M. Mikati a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de ces gens, au plan humanitaire, en insistant sur le fait qu’il continuera d’assumer ses responsabilités à ce niveau « jusqu’à ce que la situation en Syrie se stabilise et que les personnes déplacées puissent regagner leurs foyers ».

Le problème des frontières
Après avoir relevé que « la protection des frontières avec la Syrie est une responsabilité libanaise à laquelle personne ne s’associe », il a mis l’accent sur le fait que l’armée déployée tout le long de la frontière « veille à l’application de mesures de sécurité qui traduisent la volonté de l’autorité politique de s’assurer que le Liban ne sera pas un couloir utilisé pour porter atteinte à un pays arabe ».
M. Mikati a cependant occulté les violations syriennes meurtrières répétées de la souveraineté libanaise, pourtant soulevées par de nombreux députés de l’opposition, qui ont violemment critiqué le silence officiel à ce sujet et exigé des mesures bien précises à la frontière avec la Syrie. Il s’est contenté de déclarer à ce sujet : « L’armée veillera également à la protection de la souveraineté libanaise. »
Le Premier ministre a par ailleurs jugé nécessaire de poursuivre l’application de toutes les clauses de l’accord de Taëf, notamment celles relatives à l’élaboration d’une nouvelle loi électorale et à l’abolition du confessionnalisme politique, avant de plaider en faveur d’une coopération de tous les Libanais, « de l’opposition et de la majorité, pour préserver la stabilité du pays et le protéger contre d’éventuelles secousses ». « Quelles que soient les divergences de vues, il est indispensable de mettre en relief les points communs, à condition de les admettre », a-t-il insisté, avant de s’engager à « prendre les mesures préventives nécessaires pour déjouer toute tentative visant à porter atteinte à la paix civile ».
Une fois son intervention terminée, ce fut au tour du député Samy Gemayel de reprendre la parole, puisqu’il avait demandé au gouvernement de poser la question de confiance. Devant l’insistance de M. Berry, qui souhaitait savoir s’il maintenait sa requête, M. Gemayel a interrogé le gouvernement sur le point de savoir s’il acceptait la formation d’une commission d’enquête parlementaire pour le dossier de l’électricité. Il a obtenu une réponse positive, au terme d’un débat de procédure, mais comme il n’a pas eu de réponse sur le point de savoir si le ministère des Finances comptait verser aux frères Fattouche les indemnités de 400 millions de dollars pour leurs carrières fermées, le député a insisté pour que la question de confiance soit posée. Les députés de l’opposition et ceux du bloc Joumblatt sont alors sortis l’un après l’autre de l’hémicycle. Le vote était nominatif. Le gouvernement a obtenu la confiance du Parlement par 63 voix contre 3, celles des députés Sami Gemayel, Samer Saadé et Fadi Habre (Kataëb), sur un total de 128.
La réponse nocturne des ministres et du chef du gouvernement aux interventions des députés a donné lieu à un débat houleux, ponctué de commentaires incisifs et d’échanges interminables d’accusations. Les ministres des Finances Mohammad Safadi, de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil, de l’Éducation Hassan Diab et de l’Intérieur Marwan Charbel se sont succédé à la tribune pour répondre aux points soulevés par les parlementaires durant les six séances du débat de politique générale. Plus qu’une réponse, c’est un pamphlet que M. Bassil a lu, alternant à l’adresse de ses adversaires politiques des termes tels que « menteurs », « bêtise », « saleté » que le président de la Chambre, Nabih Berry, s’est empressé de supprimer du procès-verbal de la séance, tout en rappelant le ministre à...
commentaires (4)

Nous lisons TOUS 63 votes sur 128 Dites moi svp.. C'est bien cela?? alors D'où Jabbour sort il ces 63 contre 3?? L'assemblée n'est constituée que de 66 députés?

Viken GARABEDIAN

06 h 49, le 20 avril 2012

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Commentaires (4)

  • Nous lisons TOUS 63 votes sur 128 Dites moi svp.. C'est bien cela?? alors D'où Jabbour sort il ces 63 contre 3?? L'assemblée n'est constituée que de 66 députés?

    Viken GARABEDIAN

    06 h 49, le 20 avril 2012

  • Le vote de confiance est une très intelligente demande faite par le député Sami Gemayel puisqu'elle a montré ou la véritable majorité se tient. L'opposition, dans le but de ne pas mettre en mauvaise posture les députés indépendants et ceux du PSP, a préféré se retirer pour ne pas voter. Donc au total le gouvernement n'a plus que 63 députés sur 128 qui ne pourrons passer un seul projet de loi qui mettrait le Liban en danger. Un gouvernement qui se respecte aurai démissionné sachant qu'il ne peut plus (Non pas qu'il ait jamais pu) gérer la chose publique proprement, remballe ses meubles et bagages et laisse la place a des gens plus compétents!

    Pierre Hadjigeorgiou

    03 h 07, le 20 avril 2012

  • - - Tout ça pour ça !!! Le gouvernement à obtenu la confiance avec 63 voix pour et seulement 3 contre .. Mais où sont ces hâbleurs qui ont déversés leurs mensonges haine et venin pendant trois jours , qui avaient promis de faire sauter le gouvernement par une Motion de censure au pire les quelques brillants ministres du CPL qui ont été la cible tout au long de ce triste show qu'ils ont offert au peuple et au monde qui les ont classé pour de bon dans la case des perdants en 2013 avec de telles performances antidémocratiques .. On a bien rigole à Rabie hier soir de toute cette piètre performance et mise en scène quatorzemarsiste

    JABBOUR André

    00 h 42, le 20 avril 2012

  • Lorsque "Mourchid Nagib, lubrificateur" de rouages gouvernementaux, signifiera son impuissance à maintenir cette "Marotte de coup d’Etat parlementaire" en état, "Maraoun" résistera difficilement à la tentation de téléphoner à "Big Mik pour le houspiller", car "du Bossfaïr-Amer" n’est pas loin de se croire le seul responsable de cet "avatar", vu que la chose au monde la plus naturelle pour son "excellence" orange est de voir midi à sa porte ! Mais la palme de la réjouissance reviendra comme de bon aloi à "Samy et Samir", qui rectifieront paisiblement ses mauvaises impressions à ce" Bigaradier" en proclamant cette analyse exhaustive du pénible fonctionnement de cette "Marotte" gouvernementale sans qu'y apparaisse, même subrepticement, le nom du "Petit caporal". Bravo Samir ! Merci Samy. Ceci étant posé, on parvient aisément à apprécier la lucidité du Hakîm et du Jeune Sheïkh ; et il faut bien convenir que "le pire" étant toujours sûr avec lui, "Bossfaïr", le simple fait d'avoir parrainé "une Marotte" pareille pour un pays tétanisé déjà depuis de longues années est "tout à fait Malsain" d'autant que ce fut fait en ne tenant aucunement compte des dispositions les plus élémentaires de "la Loyauté" ! On peut à bon droit prétendre que ces gens-là, définitivement puinés, insultent bien l’avenir vu qu’ils préféreront toujours zapper l’Idéal Sain plutôt qu’avaler leurs déconvenues ; inévitables pour ce genre "Malsain" !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    21 h 33, le 19 avril 2012

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