Asma el-Assad est critiquée, à travers le monde, pour son silence face à la répression qui sévit en Syrie. Archives/AFP
Avant le printemps arabe, l’Occident voulait voir en elle le symbole d’un renouveau possible du monde arabe. Avant le début de la répression en Syrie, il y a plus d'un an, certains médias l’avaient rebaptisée "La Rose du désert" et louaient son charme, son modernisme…
Aujourd’hui, le charme d’Asma el-Assad s’est, pour beaucoup, bien fané et la "Rose du désert" est, pour beaucoup, passée en mode "Marie Antoinette" ou "Lady Mc Beth"...
A travers le monde, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas le silence de l’épouse du président syrien, alors que depuis un an, ceux qui remettent en question le régime de Bachar el-Assad sont durement réprimés à travers toute la Syrie, y compris à Homs, bastion rebelle et ville d’où est originaire la famille de la Première dame.
C’est dans ce contexte que les épouses des ambassadeurs britannique et allemand aux Nations unies ont appelé Asma, via une lettre vidéo mise en ligne mardi matin, à condamner les violences.
La lettre de Sheila Lyall Grant et Huberta von Voss-Wittig débute par ces mots :
"Chère Asma,
Certaines femmes se soucient de leur style
D’autres se font du souci pour leurs proches.
Certaines femmes se battent pour leur image,
D’autres pour leur survie.
(...)
Certaines femmes prétendent avoir le choix
d'autres agissent.
Que t'est-il arrivé Asma?
Arrête ton mari et ses partisans.
personne ne s'intéresse à ton image.
Nous ne nous intéressons qu'à tes actes".
La vidéo comprend une alternance d’images glamour de Asma et de clichés de Syriennes en butte à la répression. Une alternance d’images qui fait ressortir le contraste entre la vie luxueuse de la Première dame et des images d'enfants syriens morts ou blessés.
Puis, Sheila Lyall Grant et Huberta von Voss-Wittig implorent la Première Dame de "prendre position pour la paix" et de dénoncer la répression.
Le message vidéo est assorti d’un lien vers une pétition appelant Asma à "arrêter le bain de sang". Ce mercredi matin, plus de 25.000 personnes l’avaient visionnée, et plus de 4.000 internautes avaient signé la pétition.
"Au départ, il s’agissait d’une initiative privée, personnelle, d’Huberta et de moi-même, indépendamment des Nations unies ou de nos gouvernements", a expliqué Lyall Grant, épouse de l’ambassadeur britannique à l’ONU, Mark Lyall Grant.
"Nous voulons que les femmes, à travers le monde, envoient un message clair à Asma el-Assad pour que le bain de sang cesse", renchérit Huberta Voss-Wittig, l’épouse de l’ambassadeur allemand à l’ONU, Peter Wittig. "Nous voulons que ce message l’incite à montrer le bon exemple", ajoute-elle.
Hier, une initiative allant dans le même sens avait lieu en France. Pour le 66e anniversaire de l’indépendance de la Syrie, une vague blanche a traversé l'hexagone, dans un ample mouvement de solidarité et de soutien au peuple syrien. L’initiative de Sarah Moon, placée sous l’égide de la Fédération Internationale et de la Ligue internationale des droits de l’homme, et qui a reçu le soutien de nombre de personnalités, a rallié une foule émue et grave sur l’esplanade du Trocadéro à Paris, malgré la pluie et le froid.
Une foule composée de personnalités connues, comme Costa-Gavras, Jacques Higelin, Dominique Isserman, ou Catherine Deneuve, mais aussi de nombreux anonymes. Des hommes et des femmes brandissant un message clair : STOP, quatre lettres pour faire écho au SOS que les Syriens ont adressé au monde.
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C’est dans ce contexte que...


(ce n'est rien, juste un petit pari avec Tina).
19 h 02, le 19 avril 2012