Le message du secrétaire général du parti tunisien « le Congrès pour la République », Abdel Raouf Iyadi, était enregistré à l’avance et a été diffusé sur grand écran. Le responsable tunisien a d’abord souligné que « la révolution des Forces libanaises a pavé la voie aux révolutions du printemps arabe ». « Il s’agit de la révolution fondée sur la dignité et la liberté qui s’est étendue à plusieurs pays, a-t-il affirmé. La révolution de la liberté s’étendra à tous les pays arabes », a ajouté M. Iyadi qui a précisé que la révolution tunisienne est basée sur « la citoyenneté ». Et de souligner que le monde arabe était l’une des seules régions du monde à n’avoir pas encore conquis la liberté, alors que l’Europe de l’Est et l’Amérique du Sud s’étaient déjà engagées sur cette voie. M. Iyadi a ensuite évoqué son expérience dans les geôles tunisiennes sous l’ancien régime.
Le jeune député de la circonscription de Qasr el-Nil, au Caire, Mohammad Bou Hamed, présenté comme un « islamiste modéré », s’est ensuite rendu à la tribune pour prononcer un discours dans lequel il a notamment souligné que Samir Geagea a été « l’inspirateur, du fait qu’il a inspiré à tous la signification de la révolution ». « Geagea est chrétien-musulman, en ce sens qu’il est le symbole du partenariat islamo-chrétien », a affirmé le député égyptien qui a ajouté dans ce cadre : « Sous l’effet de la révolution du 25 janvier (2011) en Égypte et de la révolution du 14 mars au Liban, les deux peuples égyptien et libanais ont agi sous l’impulsion des mêmes causes et des mêmes espoirs, en l’occurrence la liberté, la dignité, la justice sociale, la convivialité, la citoyenneté, l’indépendance de la décision nationale et le rejet de toute hégémonie d’une quelconque faction sur les destinées du pays, sous n’importe quel prétexte, religieux ou communautaire. »
Les chrétiens de Syrie
Une jeune militante syrienne chrétienne de 20 ans, Hadil Bachar el-Kouki, a ensuite adressé un message retransmis sur grand écran, soulignant qu’elle est originaire de Hassaké et qu’elle a été emprisonnée et torturée par les services syriens après avoir participé avec de nombreux autres cadres et militants chrétiens syriens à la révolution. Elle a cité sur ce plan les noms de quelques-uns de ces militants chrétiens qui ont également subi les sévices des forces loyales au régime baassiste. Mlle el-Kouki a tenu à cet égard à illustrer le caractère mensonger de la propagande du pouvoir baassiste « qui prétend défendre les chrétiens et les minorités (...) alors que la proportion des chrétiens (en Syrie) était de loin supérieure avant que la famille Assad ne prenne le pouvoir ».
Et d’ajouter : « La révolution en Syrie ne revêt pas un caractère musulman ou chrétien. Il s’agit d’une révolution contre l’oppression, une révolution pour la liberté et la dignité. Depuis le début de cette révolution, le régime tente d’utiliser les chrétiens comme carte de pression sur l’Occident et les chrétiens. Mais les chrétiens de Syrie savent parfaitement comment ce régime s’est comporté avec eux, ils savent que ce régime n’est nullement le protecteur des minorités ou des chrétiens du fait qu’il a provoqué l’exode de nombreuses familles chrétiennes. »
Après avoir déploré l’attitude de « certains chefs religieux chrétiens et certains responsables politiques chrétiens qui passent sous silence les épreuves endurées par les Syriens et les chrétiens en Syrie », Hadil el-Kouki a relevé dans ce cadre que « les Forces libanaises sont un parti chrétien qui a fait face à l’oppression et l’injustice ».
La militante libyenne Fathiya Moussa Hijagi s’est ensuite rendue à la tribune pour exposer les nombreuses exactions dont s’est rendu coupable le colonel Mouammar Kadhafi, mettant l’action sur la répression sanglante pratiquée par l’ancien régime libyen. « Le peuple libyen a vécu dans la pauvreté dans le cadre d’un État riche », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Notre printemps arabe est le début d’une nouvelle ère (...). Il marque la refondation de la réalité politique arabe. À l’ombre de l’ancienne réalité, c’est le président ou le leader qui monopolisait le pouvoir de décision, alors que maintenant, c’est le peuple qui est la source du pouvoir. » Et la militante libyenne d’ajouter, après avoir rendu un vibrant hommage aux FL, à Samir Geagea et à la députée Sethrida Geagea « pour son combat en faveur des droits de la femme » : « Notre printemps arabe est le fruit des germes semés par le Liban depuis plusieurs années. Ces germes ont éclos en Tunisie, en Égypte, en Libye, au Yémen, et ils viennent aujourd’hui à maturation en Syrie. »
Dernière à prendre la parole, Mme Mona Makram Obeid, qui a été désignée récemment membre de l’Assemblée constituante chargée de plancher sur la nouvelle Constitution égyptienne, a déclaré : « La détermination des Forces libanaises a conduit à la révolution du Cèdre en 2005, et de ce fait le Liban a été la première étincelle qui a abouti au printemps arabe. La révolution du 14 mars a été le flambeau qui a guidé la jeunesse égyptienne. » Après avoir rappelé que les chrétiens libanais ont été les précurseurs de la Renaissance arabe, Mme Obeid a souligné que ce que les Égyptiens désirent au stade actuel, c’est de se débarrasser de l’oppression et de toute l’injustice sociale subies sous l’ancien régime.


Je n'aurais pas préféré ces qualificatifs au Président des Forces Libanaises. Mais le fait est qu'il est un VRAI LIBANAIS, qu'il cherche le "Vrai Dialogue", " sans des cowboys armés " et qu'il est le plus grand garant de l'avenir des Chrétiens et de tous les vrais Libanais dans ce Liban des 10452km2. N'oublions pas que les premiers "Martyrs" pour la liberté du Liban étaient des Forces Libanaises, des Kataëbs et du PNL.
03 h 36, le 02 avril 2012