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À La Une - Syrie

Ankara pourrait offrir l'asile à la famille d'Assad, annonce Gül

Hama commémore le massacre de 1982.

Une photo postée par des opposants syriens sur la page Facebook S.N.N. "Russie, tes armes tuent nos enfants", peut-on lire sur la pancarte que tient cet enfant.

La Turquie pourrait songer à offrir l'asile à la famille du président syrien Bachar al-Assad dont le pays est secoué par un mouvement de contestation sanglant depuis mars 2011, a affirmé le président turc Abdullah Gül, cité jeudi par la presse turque.

 

"Il n'y a rien de tel pour l'instant", a répondu M. Gül à des journalistes qui lui demandaient si la Turquie serait éventuellement prête à accueillir les membres de la famille du leader syrien si ces derniers le demandaient, rapporte le journal Radikal. "Mais si une telle demande nous est faite, évidemment nous l'étudierons", a-t-il ajouté.

Ankara a rompu avec son ancien allié syrien du fait de la répression violente des manifestations, qui a fait plus de 6.000 morts.

 

Mercredi, des sources occidentales ont révélé que les Etats-Unis, des gouvernements européens et des Etats arabes sont en contact sur un possible exil pour Bachar el-Assad.

"Nous entendons que certains pays ont proposé de l'accueillir s'il devait choisir de quitter la Syrie", a dit sous couvert d'anonymat un haut responsable de l'administration Obama. Mais avant cela, il faudrait régler la question d'une forme d'immunité pour le président syrien, comme cela a été fait pour le président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui a quitté son pays. "Au final, ces questions seront tranchées par le peuple syrien de conserve avec les partenaires régionaux et internationaux", poursuit-il.

 

Trois pays seraient disposés à accueillir Assad sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois. Selon deux sources, aucun Etat européen ne serait prêt à héberger le président syrien. Les Emirats arabes unis seraient en revanche ouverts à cette idée.

 

 

Pressions diplomatiques

 

A ce stade de la crise syrienne, aucun signe ne suggère toutefois qu'Assad serait prêt à quitter son pays. Le 10 janvier, il a réaffirmé qu'il ne démissionnerait pas et a promis de frapper "les terroristes d'une main de fer". Son régime a également rejeté l'appel que lui ont lancé les pays de la Ligue arabe, qui l'ont exhorté le 22 janvier à se démettre de ses fonctions et à transférer ses pouvoirs à un vice-président.

 

Mais la pression diplomatique s'est accentuée ces derniers jours, la Ligue arabe se tournant vers le Conseil de sécurité des Nations unies.

Depuis des semaines, la Maison blanche affirme que les jours d'Assad sont comptés. Il n'est pas certain cependant que les discussions en cours visent à donner au président syrien une dernière chance de placer sa famille et lui-même à l'abri d'un éventuel destin à la Mouammar Kadhafi, traqué et tué l'an dernier en Libye.

L'initiative pourrait en revanche avoir pour objectif d'ouvrir un front au sein du premier cercle de personnalités entourant Assad.

 

Les différentes sources contactées soulignent que les discussions n'en sont qu'à un stade préliminaire et qu'aucun plan n'a encore été arrêté.

 

 

Sur le terrain, une grève générale a été observée jeudi à Hama pour la commémoration du massacre commis par le régime dans cette ville du centre de la Syrie en février 1982, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le massacre avait coûté la vie à des dizaines de milliers de civils, indique l’organisation basée à Londres.

 

"Plusieurs rues de la ville ont été repeintes en rouge et sur les norias de Hama on a tagué +Hafez est mort et Hama n'a pas disparu+", indique l'OSDH dans un communiqué.

Construites sur les bords de l'Oronte il y a près de 1.000 ans, les fameuses norias de Hama sont des roues à eau qui permettent d'irriguer les jardins de la ville et d'apporter de l'eau à ses habitants.

 

Le 30ème anniversaire du massacre de Hama a également été commémoré à Damas et dans ses provinces, selon des vidéos postées par des militants.

Dans la capitale, les manifestants, en majorité des adolescents, sont partis du quartier Al-Maydane et se sont dirigés vers la place de la Liberté où ils ont été attaqués par les services de sécurité, d'après une vidéo postée sur YouTube par un groupe de militants baptisé Conseil de la révolution.

A Daraya, dans la province de Damas, des vidéos montraient également des manifestations d'étudiants, dont de nombreuses filles.

 

 

Armes russes

 

Alors que plusieurs pays membres du Conseil de sécurité pressent Moscou d'accepter une résolution contre le régime syrien et que la répression s'aggrave, le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a affirmé jeudi que son pays va continuer d'exporter des armements à la Syrie. "A ce jour, il n'y a aucune restriction sur les ventes d'armes, et nous devons remplir nos obligations" vis-à-vis de Damas, a déclaré M. Antonov, cité par les agences russes.

 

Allié de la Syrie depuis la période soviétique, la Russie a réaffirmé à plusieurs reprises qu'elle poursuivrait ses ventes d'armes à Damas en dépit des critiques de certains pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déclaré mardi à la télévision australienne que Moscou remplissait ses "obligations commerciales contractuelles" vis-à-vis de la Syrie, assurant que les armes vendues à Damas n'étaient pas utilisées contre les manifestants.

 

 

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La Turquie pourrait songer à offrir l'asile à la famille du président syrien Bachar al-Assad dont le pays est secoué par un mouvement de contestation sanglant depuis mars 2011, a affirmé le président turc Abdullah Gül, cité jeudi par la presse turque.
 
"Il n'y a rien de tel pour l'instant", a répondu M. Gül à des journalistes qui lui demandaient si la Turquie serait éventuellement prête à accueillir les membres de la famille du leader syrien si ces derniers le demandaient, rapporte le journal Radikal. "Mais si une telle demande nous est faite, évidemment nous l'étudierons", a-t-il ajouté.
Ankara a rompu avec son ancien allié syrien du fait de la répression violente des manifestations, qui a fait plus de 6.000 morts.
 
Mercredi, des sources occidentales ont révélé que les Etats-Unis, des gouvernements européens...
commentaires (8)

NON ! M Jabbour, vous ne pourrez pas ME dire la même chose, à moins que vous ne décidiez de troquer vos affabulations quotidiennes -somme toute anodines- et auxquelles nous nous sommes d'ailleurs accoutumés, par des propos mensongers, médisants et calomnieux. Vous ne vous en sortirez pas grandi.

Paul-René Safa

13 h 40, le 02 février 2012

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Commentaires (8)

  • NON ! M Jabbour, vous ne pourrez pas ME dire la même chose, à moins que vous ne décidiez de troquer vos affabulations quotidiennes -somme toute anodines- et auxquelles nous nous sommes d'ailleurs accoutumés, par des propos mensongers, médisants et calomnieux. Vous ne vous en sortirez pas grandi.

    Paul-René Safa

    13 h 40, le 02 février 2012

  • quel plaisir de lire toutes ces reactions.... un vrai delice....

    Cadige William

    11 h 24, le 02 février 2012

  • - - Je pourrais vous dire la même chose monsieur Safa !

    JABBOUR André

    10 h 18, le 02 février 2012

  • Alors la , on est au summum de la desinformation,non pas que cela serait impossible en soi, mais ecrit a la va vite et bourre de contradiction prouve que le desarroi se trouve dans le camp des comploteurs. Et si Bashar devait etre remplace par un pro russe, donc pro Iranien, donc pro hezb, vu que le dossier est entre les mains des russes, pourquoi pas apres tout, la Syrie ne pourra jamais etre la Lybie etc....

    Jaber Kamel

    06 h 51, le 02 février 2012

  • Votre entrain à défendre l'indéfendable, M Jabbour, est sidérant. Même dans l'amitié, la fidélité a ses limites lorsque les actions de l'ami deviennent indignes d'abord, barbares et criminelles ensuite.

    Paul-René Safa

    06 h 25, le 02 février 2012

  • Le tourisme s’effondre. Les capitaux s’enfuient Puis suicide exil ou lynchage tel est le triste sort des dirigeants arabes qui finissent dramatiquement leur pouvoir sans aucun regret du peuple . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 23, le 02 février 2012

  • Si ça se confirme, Jabbour sera capable de nous dire que Bachar, même fuyard, a gagné.

    Robert Malek

    05 h 22, le 02 février 2012

  • - - Scénario digne d'un roman d'espionnage dont seuls les américains détiennent le secret .. Que ne feront-ils au nom de cette démocratie sur mesure qu'ils bafouent jour et nuit , à travers des on dit et des sous couvert d'anonymat (...) !! On connaît leur force de frappe médiatique , mais là , ils nous montrent une faiblesse sans précédant ! Seraient-ils entrain de perdre une bonne bataille ou guerre " froide " face au géant Russe et les autres pays émergents qui se portent merveilleusement bien financièrement , contrairement à eux qui sont ruinés et pour un bon bout de temps .. , tout comme leurs alliés du coin et de la région qui sont menacés militairement de l'extérieur et politiquement de l'intérieur ..!? À SUIVRE ..

    JABBOUR André

    04 h 38, le 02 février 2012

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