"Si Barack Obama est réélu, l'Iran aura une arme nucléaire. Si vous élisez Mitt Romney (...) ils n'auront pas l'arme nucléaire", a notamment déclaré Mitt RomneyEmmanuel Dunand/
Ancien homme d'affaires, ancien gouverneur du Massachusetts (2003-2007), Mitt Romney, 64 ans, était déjà candidat à la primaire républicaine en 2008 lors de laquelle il s'était incliné devant John McCain. Républicain modéré, richissime et très organisé, il est le favori de l'establishment.
Son étiquette de modéré et le fait qu'il soit mormon sont toutefois des handicaps dans une campagne républicaine qui penche bien à droite. L'autre problème de ce cérébral peu charismatique, diplômé de l'Université d'Harvard et fils de gouverneur, sa fortune faite à la tête d'un fonds d'investissement, Bain Capital. Une fortune sur laquelle il a dû lever le voile en publiant ses feuilles d'impôts.
Dans cette campagne, Romney joue l'atout de sa carrière d'homme d'affaires éloigné des allées du pouvoir à Washington, capitale détestée des électeurs républicains.

Justin Sullivan/Getty Images/AFP
Il a dit...
- "Si Barack Obama est réélu, l'Iran aura une arme nucléaire. Si vous élisez Mitt Romney (...) ils n'auront pas l'arme nucléaire." (novembre 2011).
-"Je considère la direction de l'Iran comme malfaisante. Je considère que l'Iran tente, une fois de plus, de construire un empire du mal fondé sur les ressources du Moyen-Orient." (décembre 2011 au Wall Street Journal).
-"Je ne pense pas que l'Europe fonctionne en Europe. Je ne veux pas de l'Europe ici. "Je veux que l'Amérique reste l'Amérique." (décembre 2011).
- "Nous savons que l'avenir de notre pays vaut mieux que 8 ou 9% de chômage, ou encore que 15.000 milliards de dette. Nous valons mieux que trois années de mauvaises décisions, de promesses non tenues et que l'échec d'un homme." (janvier 2012).
-"J'aime pouvoir mettre les gens à la porte..." (janvier 2012)
-"Il (Obama) s'est rendu aux Nations unies et y a critiqué les constructions de colonies en Israël, mais il n'avait rien à dire au sujet des 20.000 roquettes tirées par le Hamas sur Israël (...) Nous nous tiendrons aux côtés de nos amis." (janvier 2012).
- "Les Israéliens seraient heureux avec une solution à deux Etats. Ce sont les Palestiniens qui ne veulent pas d’une solution à deux Etats (israélien et palestinien), ils veulent éliminer l’Etat d’Israël." (janvier 2012).
- "Je pense que le meilleur moyen d‘avoir la paix au Moyen-Orient n’est pas que nous fléchissions ou apaisions, mais que nous nous tenions aux côtés de notre ami Israël. Nous sommes engagés pour un Etat juif d’Israël ; il n’y aura pas un centimètre de différence entre nous et notre allié israélien." (janvier 2012)
- "Je ne m'en fais pas trop pour les plus pauvres. Dans notre pays, il existe des filets de sécurité. S'ils ont besoin d'être réparés, je m'en chargerai. Je ne m'en fais pas trop non plus pour les plus riches, ils s'en sortent bien." (février 2012).
Cette déclaration lui a valu un grand nombre de critiques qu'après deux jours il s'est vu obligé de dire :
- "Je me suis mal exprimé. Quand on accorde je ne sais pas combien de milliers d'entretiens, il arrive qu'on se trompe et je me suis mal exprimé, c'est aussi simple que ça." (février 2012).
- Les Etats-Unis ont besoin d'un président capable de remettre l'économie sur les rails parce qu'il comprend l'économie. Je la comprends et je le ferai." (février 2012)
Mitt Romney sur Twitter @MittRomney
"French connection"
"Bonjour, je m'appelle Mitt Romney", déclare en français un Mitt Romney jeune et fringuant sur cette vidéo non datée. Dans les années 60, Mitt Romney alors âgé d'une vingtaine d'années, a habité à Paris et Bordeaux où, comme cela est la coutume pour les jeunes mormons, il était parti prêcher. La "French connection" peut être mal perçue aux Etats-Unis, en particulier dans les milieux conservateurs, où certains n'ont toujours pas digéré l'opposition de la France à la guerre en Irak et où les Français sont souvent perçus comme des intellectuels de gauche.
Son étiquette de modéré et le fait qu'il soit mormon sont toutefois des handicaps dans une campagne républicaine qui penche bien à droite. L'autre problème de ce cérébral peu charismatique, diplômé de l'Université d'Harvard et fils de gouverneur, sa fortune faite à la tête d'un fonds d'investissement, Bain Capital. Une fortune sur laquelle il a dû lever le voile en publiant ses feuilles d'impôts.
Dans cette campagne, Romney joue l'atout de sa carrière d'homme d'affaires éloigné des allées du pouvoir à...


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