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À La Une - Portrait

Alaa et Gamal Moubarak, dans le sillage du père

De son union avec Suzanne Thabet, Hosni Moubarak a deux fils : Alaa et Gamal. Les deux frères, au caractère très différent, ont profité du système politique mis en place par leur père. Ils ont chuté avec lui.

Le plus visible des deux frères est le cadet, Gamal. Formé à l'Université américaine du Caire (AUC), il commence une carrière de banquier à la Bank of America International à Londres de 1988 à 1994 avant de revenir en Egypte en 1995, après une nouvelle tentative d'assassinat contre son père. Dès lors, il affiche son ambition : succéder à son père.

Dès 1999, il entre en politique dans le Parti national démocrate (PND) autrefois présidé par son père, en gravit les échelons jusqu’à devenir cadre dirigeant et s'attache à faire de cette formation une machine de guerre pour accéder un jour à la présidence. Il place ses hommes, en majorité issus des milieux d'affaires, au Parlement et au gouvernement où ils s'emploient à libéraliser à marche forcée l'économie égyptienne. Dans le cercle familial, sa mère soutient activement ses ambitions.

Les élections législatives de novembre et décembre dernier, où l'opposition est quasiment éliminée face au PND, devaient marquer une nouvelle étape dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Mais ce scrutin, accusé d'être outrageusement truqué, alimente le ressentiment de nombreux Egyptiens contre le verrouillage politique du pays. Ils descendront dans la rue pour renverser le pouvoir quelques semaines plus tard.

Pour sa part, Alaa, l’aîné, est un homme d’affaire qui fait une prospère et discrète carrière dans les affaires, notamment l'immobilier. Il n’apparaissait que rarement en public. Son nom refait désormais surface dans des enquêtes sur des malversations financières, ouvertes depuis la chute du régime de son père.

 

Le plus visible des deux frères est le cadet, Gamal. Formé à l'Université américaine du Caire (AUC), il commence une carrière de banquier à la Bank of America International à Londres de 1988 à 1994 avant de revenir en Egypte en 1995, après une nouvelle tentative d'assassinat contre son père. Dès lors, il affiche son ambition : succéder à son père.
Dès 1999, il entre en politique dans le Parti national démocrate (PND) autrefois présidé par son père, en gravit les échelons jusqu’à devenir cadre dirigeant et s'attache à faire de cette formation une machine de guerre pour accéder un jour à la présidence. Il place ses hommes, en majorité issus des milieux d'affaires, au Parlement et au gouvernement où ils s'emploient à libéraliser à marche forcée l'économie égyptienne. Dans le cercle familial, sa mère...
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