L’armée libanaise à Nabatiyé le 8 septembre 2026. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Après avoir initialement annoncé qu'une frappe de drone israélienne avait fait quatre blessés, dont un soldat libanais, mercredi matin à Nabatiyé el-Faouqa, au Liban-Sud, l'armée a indiqué qu'une enquête avait finalement révélé qu'il ne s'agissait pas d'une attaque israélienne mais de l'explosion d'un engin sur une route.
« Les enquêtes et l'examen technique ont révélé que l'incident était dû à l'explosion d'un objet suspect », a précisé la troupe dans un communiqué. Le bilan reste, lui, de quatre blessés, un militaire et trois civils, alors que des soldats escortaient des habitants qui inspectaient des maisons dans ce village en bordure de la « zone tampon » occupée par Israël.
Selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, une famille s'était rendue sur place pour récupérer des affaires, sous escorte de l'armée libanaise et après avoir obtenu une permission de rentrer dans le village par le « Mécanisme » de coordination pour le Sud, dans lequel est représenté l'armée israélienne, lorsqu'est survenu l'incident. L'explosion intervient après une nuit agitée par de nombreux bombardements d'artillerie israéliens et dynamitages dans le Sud, et alors que l'Etat s'était engagé à renforcer sa présence dans la ville de Nabatiyé.
Les troupes israéliennes continuent de mener des opérations quotidiennes au Liban-Sud, entre frappes ciblées et dynamitages, et occupent plus de 600 km² du territoire libanais. La mise en œuvre de l'accord-cadre de juin, qui prévoit principalement un retrait progressif d'Israël des territoires que ses troupes occupent en parallèle du désarmement du Hezbollah, est au point mort depuis la dernière session de pourparlers à Rome début août.
Dynamitages, raids et bombardements
Outre l'explosion survenue à Nabatiyé el-Faouqa, l'armée israélienne a dynamité des habitations dans l'après-midi à Houla (Marjeyoun), où une forte explosion a été entendue, à Mansouri (Tyr) à trois reprises, et à Majdel Zoun (Tyr). En début de soirée, un drone a bombardé la région dite de Jarmak (Jezzine), et l'artillerie a sévi vers les bois de Aïta el-Jabal, à Beit Yahoun (Bint Jbeil), Khiam (Marjeyoun), ainsi qu'en direction de la ferme de Bastara (les fermes de Chebaa occupées par Israël).
Plus tôt dans la journée, des troupes israéliennes à bords d'engins militaires ont opéré une incursion dans la matinée aux abords ouest de Meis el-Jabal (Marjeyoun), dans le quartier de Mfaylha, sur la route de Doubiyé. Elles y ont incendié des habitations et manipulé des matériaux explosifs en vue de dynamiter des structures. L'armée de l'air israélienne avait aussi conduit trois frappes sur Mansouri (Tyr), alors que des hélicoptères ouvraient le feu sur le village côtier. Un dynamitage a eu lieu à la périphérie de Aïta el-Jabal du côté de Beit Yahoun (Bint Jbeil).
Mercredi à l'aube, des véhicules israéliens ont été aperçus à la périphérie de Baraachit (Bint Jbeil), en parallèle à des tirs sur le village. Une des maisons de la localité a été visée par plusieurs obus tirés par un char Merkava. Des tirs d'artillerie ont ciblé Mansouri (Tyr), Zaoutar el-Charqiyé en direction de Mayfadoun (Nabatiyé), et Wadi Slouki (Tyr), ainsi qu'à Srebbine (Bint Jbeil).
Mardi soir, un dynamitage de grande ampleur eu lieu à Mansouri et un char Merkava a tiré sur le village avec plusieurs obus. Deux autres ont été rapportés à Khiam (Marjeyoun) en parallèle à des tirs de mitrailleuse. L'artillerie israélienne a frappé Wadi Zebqine et Wadi Slouki, ainsi que Baraachit et Beit Yahoun (Bint Jbeil), Nabatiyé el-Faouqa et Majdel Zoun (Tyr). Des véhicules de l'armée israélienne ont été aperçus alors qu'ils se dirigeaient vers Srebbine. Un bombardement a visé Haddatha du côté de Aïta el-Jabal (Bint Jbeil), tandis qu'un hélicoptère a tiré sur Zaoutar el-Charqiyé et Mayfadoun, en parallèle à des tirs d'artillerie.

Même si ces blessés ne sont pas dus à un bombardement Israélien, ils sont dus au explosifs qu'Israél ins talle pour tuer ceux qui veulent revenir chez eux, escortés par l'armée. Ils continuent à se comporter comme des vrais criminels, que ce soit au Liban, en Palestine, en Syrie, ou ailleurs dans le monde!!Il est temps de les arrêter!! Hélène Somma
20 h 16, le 30 septembre 2026