Des soldats de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) passent devant un poste avancé de l'armée libanaise dans la région de Naqoura, au sud du Liban, le 27 mars 2026. Photo KAWNAT HAJU / AFP
Le président libanais Joseph Aoun a souhaité en « première option » que le mandat de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), qui expire normalement à la fin de cette année, soit prorogé, sur fond d'attaques israéliennes persistantes dans le Sud. Si ce n'est pas le cas, le déploiement d'une force internationale alternative pourrait être envisagé.
La première option du Liban est de « prolonger le mandat de la Finul », a déclaré M. Aoun devant des députés réclamant une prorogation du mandat de la force onusienne, alors que le Conseil de sécurité doit tenir demain mardi des consultations à huis clos pour entendre Mohammad Khaled Khiari, secrétaire général adjoint pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique. Si un renouvellement in extremis de la mission de la Finul n’est pas exclu, des puissances occidentales s'affairent en coulisses à la mise sur pied d’une autre force multinationale au Liban-Sud.
« À défaut de prorogation, la deuxième option serait d’adopter une formule garantissant la poursuite de la présence de forces internationales dans le Sud, dans le cadre juridique approprié, aux côtés de l’armée libanaise et en coordination avec elle, afin de soutenir la stabilité et d’accomplir les missions qui leur sont confiées », a ajouté M. Aoun. « La présence de la Finul dans le Sud est importante à plusieurs égards. Elle contribue à maintenir les habitants dans leurs villages et leurs localités et à renforcer la stabilité, en coopération et en coordination avec l’armée libanaise », a encore souligné Joseph Aoun devant une délégation parlementaire de 20 députés emmenée par Melhem Khalaf, issu du mouvement de contestation de 2019, venue réclamer la prorogation du mandat des Casques bleus.
Le chef de l’État a dans ce cadre salué l’initiative des parlementaires, dont 86 — soit plus de deux tiers de la Chambre, ont signé une pétition adressée mi-juillet aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plaidant pour le maintien et le renforcement de la Finul. Présenté par Melhem Khalaf, le texte rappelle que cette force a été créée en 1978 par les résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité, avec trois objectifs (retrait israélien, restauration de la paix, rétablissement de l’autorité de l’État libanais) qui n’ont toujours pas été pleinement atteints malgré le renforcement ultérieur de son mandat par la résolution 1701 (2006). Les signataires estiment que la « persistance des agressions » justifie le maintien, voire l’élargissement des prérogatives de la Finul plutôt que la fin de sa mission. « Nous ne prétendons pas que la présence de la Finul a instauré une paix totale ni qu’elle a empêché toute agression ou violation, peut-on lire dans le texte. Mais les lacunes dans l’exécution de la mission ne se règlent pas par sa suppression, le danger existant ne se contre pas en retirant la couverture internationale et la responsabilité ne s’éteint pas simplement parce qu’elle a duré longtemps ».
Le président Aoun a en outre rappelé qu’Israël s’oppose à la présence de la Finul et exerce des pressions dans ce sens depuis près d’un an, alors que le Liban demande son maintien. Il a estimé que l’objectif essentiel était de trouver une solution permettant de garantir la continuité de la présence internationale dans le Sud, soit par la prorogation du mandat de la Finul, soit par la mise en place de forces internationales qui lui succéderaient ou la remplaceraient, afin de préserver la stabilité et de renforcer le rôle de l’État et de l’armée libanaise.
Les parlementaires ont par ailleurs été reçus au Grand sérail par le Premier ministre Nawaf Salam auquel ils ont remis une copie de la pétition. « J’ai personnellement informé le secrétaire général des Nations unies, (Antonio Guterres) lors de sa visite à Beyrouth et au cours des échanges qui ont suivi, de la position claire du Liban à ce sujet. Il a fait part de sa compréhension quant à la nécessité de maintenir une force des Nations unies dans le Sud appelée à succéder à la Finul, ce qu’il a également reflété dans son dernier rapport à ce sujet », a rappelé le chef du gouvernement.
La Finul elle-même, dans un communiqué signalant une « nette hausse » des attaques israéliennes ces deux dernières semaines, a plaidé une nouvelle fois pour un « engagement renouvelé de toutes les parties » dans les principes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, datant de 2006 et qui prévoit aussi bien un retrait israélien des territoires libanais qu'un désarmement de toutes les milices. Ce texte est « reste le cadre de référence pour rétablir la stabilité », a insisté la force onusienne.
Aoun : Beyrouth « engagé à appliquer l’accord-cadre »
Par ailleurs, le président Aoun, a affirmé devant une délégation de l’American Task Force for Lebanon (ATFL) que « le Liban est engagé à mettre pleinement en œuvre » l’accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël, parrainé par Washington, et qui prévoit le désarmement du Hezbollah et le retrait d'Israël de « zones pilotes » dans le Sud. Le chef de l'État a également ajouté que son pays « compte sur les États-Unis pour l'application » de cet accord qui patine en raison notamment des tensions sur le terrain. M. Aoun a également déclaré que Washington « est sérieux, engagé et apporte son soutien », tout en ajoutant qu'« Israël ne pourra pas atteindre ses objectifs par le seul recours à la force militaire, à la destruction et au meurtre d’innocents ».



Nouvelles frappes américaines contre l'Iran, qui promet une riposte « décisive »
Alun veut par ci et Aoun exige par là. Mais que fait Aoun l’ancien chef de l’armée pour prouver aux libanais comme au monde qu’il veut en premier sauver notre pays? Il freine des quatre fers aussitôt qu’il s’agit de prendre une décision ferme et définitive pour nous sauver en écoutant les exigences des fossoyeurs de notre pays, leur cédant territoire et tribunes pour pouvoir nous menacer et nous mener à notre perte pendant que lui exige et se perd en conjectures. Il est mal entouré, c’est le moins que l’on puisse dire et surtout refuse que ses alliés l’aident, leur préférant des pays étrangers
11 h 52, le 18 août 2026