Le ministre des Finances, Yassine Jaber (c.) lors d'un entretien en mars avec le comité chargé des négociations avec le Fonds monétaire international. Photo d'archives fournie par le ministère des Finances
Dans un rapport confidentiel consulté par « L’OLJ », l’institution de Bretton Woods livre un diagnostic sévère pour le ministère et appelle à ce que les réformes de fond promises depuis des années, et au cœur des discussions avec les bailleurs internationaux, soient mises en œuvre.
L'OLJ / Par Mounir YOUNES, le 16 mai 2026 à 00h00
Le ministre des Finances, Yassine Jaber (c.) lors d'un entretien en mars avec le comité chargé des négociations avec le Fonds monétaire international. Photo d'archives fournie par le ministère des Finances
Je peux en témoigner personnellement, les formalités d'obtention d'un simple titre de propriété font intervenir un si grand nombre d'étapes (cadastre, municipalité, ministère) et tant de cols blancs qui ne travaillent qu'un jour sur 5 avec des registres papier et leurs porteurs. Chaque pas en avant est une victoire sur l'adversité et s'accompagne invariablement de demandes de bakhchich, du plus petit (50$ demandé ouvertement) au plus gros (plus subtil et délicat). Il faut bien compenser les retards de salaires de l'administration ! Le système est pourri jusqu'à la moëlle, jusqu'à la moëlle !
Archaïsme et corruption sont les mamelles du pouvoir libanais…pourquoi s’en sortir?
Et bien sûr, aucun parti politique ne parle vraiment de cela, occupés sont-ils par des batailles de pouvoir pour prendre des parts encore plus importantes du gâteau. Pourtant, c’est manifestement un problème existentiel pour les finances de ce pays. Vive la manzoumé! NB: Est-ce que l’OLJ pourrait ouvrir une rubrique permanente sur le sujet des finances publiques avec un suivi des positions et de l’avancement (ou non) des chantiers ? Peut être en confier la redaction à des universitaires ?
Les douanes et le ministère des finances sont deux structures du DEEP STATE institué pour financer et protéger la milice
Éloquent ce rapport. On savait déjà combien l’Administration est devenue pourrie. Lorsque des pourris nomment des fonctionnaires selon la quote-part de chaque pourri, comment pourrait-il en être autrement ? Plutôt que des rapports , et à défaut de potences, c’est des balais qu’il nous faut.
Je peux en témoigner personnellement, les formalités d'obtention d'un simple titre de propriété font intervenir un si grand nombre d'étapes (cadastre, municipalité, ministère) et tant de cols blancs qui ne travaillent qu'un jour sur 5 avec des registres papier et leurs porteurs. Chaque pas en avant est une victoire sur l'adversité et s'accompagne invariablement de demandes de bakhchich, du plus petit (50$ demandé ouvertement) au plus gros (plus subtil et délicat). Il faut bien compenser les retards de salaires de l'administration ! Le système est pourri jusqu'à la moëlle, jusqu'à la moëlle !
23 h 57, le 17 mai 2026